Le dossier neo caledonien parasite les discussions franco vanuataises sur leurs frontieres

La seule annonce de la visite officielle du leader indépendantiste kanak avait déjà provoqué un tollé, mardi 5 mai, mettant la diplomatie française en porte-à-faux, mais Christian Tein a enfoncé le clou dans une interview accordée au Vanuatu Daily Post diffusée mercredi 6 mai. « Matthew et Hunter appartiennent au peuple du Vanuatu », y déclare le président du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), alors que la France a relancé en novembre 2025 les discussions sur les frontières maritimes avec le pays.

Matthew et Hunter sont deux îlots isolés et désertiques situés à environ 300 kilomètres au sud du Vanuatu et 400 kilomètres à l’est de la Nouvelle-Calédonie. Insignifiants par leur taille, à peine 1 km2, ils contribuent largement à l’assise de la France dans le Pacifique, en lui apportant 350 000 km2 de zone économique exclusive (ZEE). Le Vanuatu revendique, lui, la souveraineté sur ces îlots depuis son accession à l’indépendance, en 1980.

Des discussions ont eu lieu en 2018 et 2019 mais n’ont pas permis de trouver un accord. Les pourparlers sur les frontières maritimes ont repris fin 2025 et un nouveau rendez-vous devait avoir lieu « début 2026 », selon le quai d’Orsay, mais aucune date n’a à ce jour été fixée. L’extrême droite s’est emparée du sujet pour dénoncer un dépeçage des outre-mer français, suivie par le parti Les Républicains, avec en toile de fond les rivalités sur le futur statut de la Nouvelle-Calédonie.

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Source:

www.lemonde.fr