Sébastien Lecornu a appelé mercredi 6 mai son camp de la droite et du centre à « l’unité » alors que la perspective de l’élection présidentielle attise les ambitions et réveille les rivalités comme récemment autour du 1er-Mai.
« Il faut qu’on garde un niveau de solidarité entre nous toutes et nous tous, un principe d’unité et un rapport au collectif qui soit inébranlable jusqu’à la dernière minute », a souligné le premier ministre devant plusieurs dizaines de députés conviés à Matignon pour un apéritif dînatoire, selon des participants. « Les Français ne nous pardonneraient pas toute forme de division inutile », a ajouté M. Lecornu, qui demande à ses ministres de se tenir éloignés de la course à l’Elysée.
Ministres et députés Renaissance, MoDem, Horizons, Les Républicains (LR) et Liot avaient été conviés à Matignon, une semaine après plusieurs polémiques au Parlement. Le chef du parti macroniste Renaissance, Gabriel Attal, quasi-candidat à l’élection présidentielle, avait reproché au gouvernement de ne pas avoir fait avancer au Parlement sa proposition de loi (PPL) visant à élargir le travail le 1er-Mai, un jour pourtant férié et chômé. La gauche était vent debout contre ce texte, menaçant le gouvernement de censure.
M. Lecornu avait toutefois concédé que les boulangers et fleuristes pourraient ouvrir avec leur personnel dès cette année, avant qu’un projet de loi ne formalise ce dispositif à partir de l’an prochain.
En dépit des frictions autour de cette PPL ou de celle sur les « nouvelles formes » d’antisémitisme, il a assuré que le gouvernement parvenait à « délivrer », en citant la PPL Rodwell sur la rétention des étrangers jugés dangereux, ou les projets de loi contre les fraudes ou sur la restitution des biens culturels. « On arrive à faire aboutir ces affaires sans chantage de la censure, sans obstruction, ça veut bien dire que c’est possible », a-t-il appuyé. A propos de la flambée des prix des carburants, contre laquelle le gouvernement prépare de nouvelles aides ciblées, il a affirmé défendre « la France qui bosse ».
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