Le gouvernement décide de s’attaquer à un mal français. A l’occasion de deux déplacements à Créteil et Angers, jeudi 7 mai, qui mobilisent cinq ministres (travail, éducation nationale, enseignement supérieur, sports et jeunesse, formation professionnelle et apprentissage), un grand plan pour l’emploi des jeunes doit être présenté. Une stratégie, baptisée « Emploi futur », qui se veut « très opérationnelle » avec « des actions de court terme ». Elle ne présente toutefois aucune grande nouveauté ni révolution et les mesures annoncées correspondent mal à l’ambition affichée. Cela fait maintenant des années que le sujet représente un problème structurel du marché du travail hexagonal, malgré déjà nombreux dispositifs mis en place pour y faire face.
« La France est face à un paradoxe, a expliqué, mardi 5 mai, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Nous avons un taux élevé de diplômés du supérieur et un nombre relativement faible de jeunes qui quittent de manière précoce le système éducatif, mais le temps moyen d’insertion de nos jeunes dans le monde professionnel est plus long que chez nos voisins. »
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Source:
www.lemonde.fr
