Municipales au troisieme tour la droite devient majoritaire dans les

Le « troisième tour » des municipales, un enjeu crucial dans la vie des communes, s’est achevé partout en France. Dans le mois qui a suivi le second tour du 22 mars, les élus municipaux ont en effet choisi ceux qui dirigeront les 1 263 intercommunalités du pays. Rassemblant en moyenne chacun 28 communes et 55 000 habitants, ces établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) , aussi discrets que puissants, ressemblent à des collectivités locales : ils disposent d’une fiscalité propre et ils ont pour mission de mettre en œuvre un « projet de territoire ».

Aujourd’hui, les intercommunalités (communautés de communes, communautés urbaines ou métropoles) gèrent plus de 50 milliards d’euros. Elles sont incontournables en matière de développement économique, d’aménagement, de transition écologique (eau, déchets, énergie…) ou d’organisation des services publics locaux (transports, petite enfance…).

Les résultats des élections municipales des 15 et 22 mars ont logiquement une immense influence sur celles des présidents et vice-présidents des intercommunalités. Droite et centre droit « conservent la première place, tandis que la gauche, principalement les socialistes, en président nettement moins, devant le centre », précise leur association d’élus, Intercommunalités de France. Sans toutefois donner de chiffres, car « une part non négligeable des présidents se déclarent sans étiquette ou divers, notamment dans les intercommunalités les plus rurales », précise l’association.

Un fonctionnement par consensus

Les calculs du service Les Décodeurs du Monde montrent que la droite est devenue majoritaire dans les 36 plus grandes intercommunalités du pays (les 22 métropoles et les 14 communautés urbaines, qui rassemblent un tiers de la population française). Elle en préside 18 sur 36 (contre 13 pour la gauche). Lors du mandat précédent, elle en dirigeait 16, juste derrière la gauche (17).

Quiz | Article réservé à nos abonnés Ce qu’il faut savoir sur les intercommunalités, cet enjeu majeur et méconnu des municipales

Certaines victoires aux municipales ont fait basculer des majorités intercommunales. Le 22 mars, Brest est passée du socialiste François Cuillandre à Stéphane Roudaut (divers droite), ce qui a fait tomber l’EPCI. Même changement de majorité à Bordeaux (du Parti socialiste à Renaissance) ou à Besançon (des Ecologistes au parti Les Républicains, LR). Une autre conséquence du scrutin de mars est l’effacement des Verts. En 2020, ils avaient fait sensation en remportant une dizaine de grandes villes, et deux EPCI dans la foulée. Ils n’en ont aujourd’hui plus aucun parmi les 36 plus importants d’entre eux.

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Source:

www.lemonde.fr